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Guillaume Legru, Product & Business Owner IA : devenir PM par conviction

Initialement développeur, Guillaume a progressivement migré vers l'accompagnement d'équipes avant de décider de franchir le pas vers le product management. Après le bootcamp Noé en septembre 2025, il rejoint Valeuriad comme Product & Business Owner IA, un rôle qui s'est dessiné autant par son réseau que par la force de son profil. Il revient sur son parcours, sa vision de l'IA dans le métier de PM et ce que la formation lui a apporté concrètement.
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Quel était ton parcours avant Noé ?

J'ai commencé en tant que développeur. Assez vite, j'ai pris une casquette de scrum master, de facilitateur, d'accompagnateur d'équipe, et c'est au cours de l'année dernière que j'ai décidé de pivoter vers un rôle de PM. Je remarquais souvent que la root cause des problèmes se trouvait dans le produit et j'avais envie de contribuer à les résoudre à cet endroit.

Une ancienne collègue RH, qui était alors chez ManoMano, m'a parlé de Noé. En discutant, elle m'a dit que j'avais plein de choses en tête et que si je voulais formaliser et structurer tout ça, Noé existait. J'ai regardé le contenu, ça m'a intéressé et j'ai postulé.

Comment as-tu vécu ces 4 semaines intensives de bootcamp ?

J'ai adoré. Le fait que ce soit 100% présentiel, après une dernière mission très en remote, ça m'a fait un bien fou. Le travail collectif, l'ambiance de promo, prendre une bière sur le rooftop après une journée chargée… d'un point de vue social, c'était génial.

Le contenu était pertinent, les intervenants précis et expérimentés. Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est le fait d'être hands on sur un vrai problème (j'étais sur un cas BlaBlaCar). Aller tirer des hypothèses, les confronter, appeler des gens au téléphone pour faire des user interviews : je n'avais jamais fait ça avant et c'était vraiment formateur.

Ça m'a aussi servi à confronter mes convictions. J'étais dans des organisations produit depuis plusieurs années et je m'étais fait mes propres idées. Parfois ça allait dans mon sens, parfois ça m'interrogeait, mais à chaque fois c'était pertinent et ça m'a fait progresser.

Une anecdote qui m'a marqué : le pitch de 2 minutes. J'ai adoré le faire et découvrir l'univers de chacun. Moi j'avais choisi un sujet léger, je parlais de Pokémons, mais d'autres abordaient la mode responsable ou la préparation d'un Iron Man. C'était une belle façon de voir la diversité de la promo.

Une autre anecdote, plus concrète : lors de la dernière semaine, l'un des intervenants qui nous faisait passer des entretiens blancs était PM Senior dans une boîte nantaise. Étant moi-même de Nantes, je me suis renseigné et j’ai découvert qu'il y avait une offre de stage product dans sa structure. Le stage ne m'intéressait pas, mais le rôle product oui, donc je lui ai proposé qu'on se prenne un café à Nantes pour en discuter. On a commencé à réfléchir ensemble à l'ouverture d'un poste de PM IA, mais au final le codir n'a pas voulu investir sur cette partie. Ça ne s'est pas concrétisé, mais le fait qu'une opportunité sérieuse se soit dessinée à partir d'une rencontre comme celle-là, c'était spécial.

Qu'est-ce qui t'a conduit à t'orienter vers l'IA et qu'as-tu pensé de la place de l'IA dans le bootcamp ?

C'était assez naturel dans mon parcours. Mon premier poste était en data engineering et j'avais déjà un profil data/IA par mes études. Je pense que ma sensibilité à ce genre de sujets m’a aidé à obtenir mon poste chez Valeuriad.

L’IA est un sujet tendance en ce moment, on en parle énormément, les gens se posent beaucoup de questions. En tant que PM, on est légitime pour poser les bonnes questions : “Pourquoi mettre de l'IA là-dedans ? Qu'est-ce que ça apporte, quel est le ROI ?”. Tout le monde dit que c'est le futur et a peur de rater le train en marche mais c'est important de remettre les pieds sur terre avant de tirer des fusées sur la Lune.

Concernant le bootcamp, c’était très intéressant d'un point de vue outillage. À l'époque de la promo, en septembre 2025, on a étudié les outils disponibles pour les PMs pour la transcription, les user interviews et l’analyse qualitative. On les a aussi effectuées à la main, sans assistance, et on s’est vite rendus compte que l'IA était un life saver. Mais si on avait plus poussé sur le sujet à cette période, ça aurait déjà été obsolète deux mois plus tard car c’était avant l'explosion de Claude et de l'agentique IA. Ça évolue très vite donc, ce qui compte, c'est de comprendre les bases et d'avancer progressivement. IA ou pas, la discipline de PM reste la même : se poser les bonnes questions, identifier les problèmes les plus impactants, réfléchir à ses hypothèses. C'est du problem solving et ça ne change pas.

Après Noé : comment s'est passé ton processus de recrutement chez Valeuriad ?

J'ai eu un énorme coup de chance. J'ai croisé une ancienne collègue de manière absolument fortuite dans un bar. On a pris des nouvelles, je lui ai dit que je cherchais une mission de PM et elle m'a répondu que sa boîte avait peut-être quelque chose pour moi.

J’ai vu un rôle de PM sur lequel il y avait une demande un peu forte d'expérience mais, à cause du syndrome de l'imposteur, je n'y suis pas allé au premier abord. J'ai postulé sur le rôle d'Agile master, qui était dans la continuité de mon parcours, en me disant que je retravaillerais le pivot plus tard. Mais, au fil du process, ils ont vu que je correspondais davantage au poste de PM et c'est finalement sur ce rôle-là que j'ai été recruté.

Tout s'est passé très vite : le jeudi j'ai croisé cette ancienne collègue, dans le week-end j'ai vu l'offre, lundi j'ai postulé, mardi j'avais un entretien de screening, jeudi un entretien technique, lundi un entretien fit et j'ai été embauché le lundi suivant. En 15 jours, c'était réglé.

Le réseau Noé m’a également aidé dans mes autres recherches, les alumni répondaient très rapidement quand je les contactais et je m'en suis beaucoup servi pour étudier les expériences des uns et des autres. Le réseau, c'est le nerf de la guerre.

En quoi Noé a pu t'aider dans le recrutement et ton début de poste ?

Depuis que je suis en poste, ce que j’ai appris pendant la formation m'aide beaucoup sur mon affichage de roadmap pour cadrer davantage mon client. J’arrive à lui expliquer que je ne vais pas lui faire une chronologie, lui montrer mon focus et que ce n'est pas un problème.

Cette discipline produit m'aide aussi sur ma façon de réfléchir au quotidien : quand j'explique quelque chose, je dois être précis. Quand j'aborde un sujet, la première chose à faire est de poser des questions, comprendre l'ensemble des problèmes en face de moi, poser des hypothèses, les confirmer ou les infirmer le plus tôt possible. C'est vraiment la discipline du PM.

Pour les entretiens, ça m'a aussi vraiment rendu capable de présenter mes expériences de manière percutante. C'est ce que j'ai travaillé à fond et qui a le plus marché.

De tes expériences précédentes, qu'est-ce qui t'aide aujourd'hui dans ton quotidien de PM ?

Mon background de scrum master et d'accompagnateur d'équipe permet déjà une certaine facilitation au sein de mon équipe. Mon passé de développeur m'aide à comprendre, même de loin, les sujets techniques. Je ne suis jamais à la pointe ni vraiment capable de challenger des solutions sur le volet technique, mais je suis capable de comprendre ce que me disent mes développeurs.

Comme j'ai une coloration très technique à l'entrée, ça m'a aussi aidé sur mon rôle de PM car je suis sur un produit data/IA, donc il faut comprendre la technique et être capable d'y rentrer au moins en surface. Je viens d'un milieu technique, je suis sur des sujets techniques : la transition était fluide.

Qu'est-ce que tu aimes le plus dans ton quotidien ? As-tu vu un avant/après Noé dans ton travail ?

Ce que j'aime le plus, c'est le contact et le travail avec mon équipe. En plus, en ce moment, on a de bonnes nouvelles côté client, de nouveaux cas d'usage, de nouvelles choses à faire, alors qu’avant on était davantge sur du run.

La discipline de PM au quotidien, c'est quelque chose que j'apprécie vraiment : être précis dans mes communications, repérer qui sont mes interlocuteurs importants, prioriser constamment, être clair et explicite sur ma priorisation… là où avant je n'étais pas forcément si explicite. Il y a un avant/après Noé, c'est indéniable.

Quels sont tes challenges aujourd'hui ?

J'ai un challenge lié à la spécificité de mon client. Je travaille pour un gros client, c'est une administration française, et dans le produit on utilise beaucoup d'anglicismes. Parfois, il faut marquer une pause, ralentir et réaliser que l'interlocuteur en face ne suit plus, donc adapter son vocabulaire. À partir du moment où on a compris ça, ça devient beaucoup plus fluide dans les deux sens.

Sur la partie IA, je n'ai pas tant de challenges. Je suis bien accompagné, j'ai une équipe assez mature sur ces questions, donc le fait d'être parfois un peu en retard n'est pas gênant. Là aussi, la discipline du PM me conduit à me poser les bonnes questions, à comprendre quels sont les problèmes et leurs impacts. IA ou pas, ça marche de la même façon.

Quel conseil donnerais-tu à un(e) futur(e) alumni qui hésite encore ?

Il n'y a pas à hésiter. La formation est top, le format bootcamp avec 4 semaines intensives permet d'en ressortir épuisé, mais épuisé de la bonne façon, comme quand on sort d'une séance de sport.

Le réseau est top, ça se voit sur le Slack où les gens sont toujours prêts à s'aider. La semaine dernière j'étais à Paris et on s'est pris un verre avec les anciens de la promo. On garde des nouvelles, on s'encourage sur nos prises de poste.

Il y a tellement à apprendre, tant sur la discipline de PM que sur le plan humain.

Un grand merci à Guillaume pour son témoignage franc et enthousiaste. Vous vous reconnaissez dans son profil ? Découvrez aussi les portraits de Coline, Manon et Romain.

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